Giuseppe Garibaldi

Giuseppe GARIBALDI

Né à Nice en 1807 mort à Caprera en 1882

Marin dés l'âge de 15 ans, il parcourt les côtes jusqu’ 'à la mer noire pour la marine Sarde. Il sera contraint à l’exil à cause de ses sympathies pour les Mazziniens (Mazzini, révolutionnaire italien).Il revient clandestinement à Nice puis part pour l’Amérique du Sud via Marseille. Il prit part à une insurrection au Brésil et combattit pour l'Uruguay où le gouvernement lui donna le grade de général ce qui lui donna son surnom. Sa troupe porte la chemise rouge qui distinguera alors les Garibaldiens. Il rentre à Nice au moment de la révolution italienne de 1848 et propose sa Légion sans succès à Charles-Albert. Il est rejoint ensuite par plus d’un millier de volontaires et mène des actions de harcèlement dans la région des Lacs. Il doit à nouveau s’exiler en Amérique et ne peut rentrer à Nice qu'en 1854 et se rallie à la maison de Piémont et de Cavour. En 1959, à la tête de 5000 chasseurs il vainquit les Autrichiens à Varese et à Brescia. Déçu par la paix de Villafranca et de la cession de Nice et de la Savoie par Cavour (alors président du Conseil et ministre des affaires étrangères) il entre en conflit avec ce dernier. Il organise l’expédition des "Mille" et s’empare de la Sicile mais est tenu en échec à Naples dans sa marche sur Rome et reconnaît la souveraineté de Victor-Emmanuel II. Garibaldi essaiera encore de s’emparer de Rome par deux fois, en 1862 et 1867 dates à laquelle il se rapproche à nouveau de Mazzini. Il prendra encore part à la guerre de 1870 au coté des français et sera élu député par quatre départements. Fatigué et malade il se retire sur l’île de Caprera qu’ 'il possède à moitié depuis 1857 grâce à un héritage. Élu à Rome en 1875, il bénéficia d’une rente nationale. Au cours d’un de ses voyages qui attirent les foules italiennes, il meurt à Caprera le 2 Juin 1882.

Catherine Segurane

Catherine SEGURANE

 

Héroïne niçoise qui repoussa le 15 août 1543 l'assaut des Français et des Turcs à coup de battoir de lavandière (bugadièra) sur le bastion Cinq-Caire . En arrachant le drapeau qu'un guerrier Ottoman venait de planter et faisant fuir ce dernier, les défenseurs de la ville s'en trouvèrent exalté et contribua à la fuite des assaillants. Cette femme populaire portait le sobriquet de "donna maufacha" ( dame mal faite, laide) est citée par l'historien et premier Consul Honoré Pastorelli en 1608 ce qui tendrai à confirmer la réalité de la légende. De plus le nom même de Seguran est attesté à Nice aux XVIème et XVIIème s.

Le buste de cette femme mythique orna la porte Pairolière et la porte Royale, l'un d'eux se trouve actuellement au musée Massena. Pour les adversaires du rattachement de Nice à la France, elle est le symbole de la fidélité à la Maison de Savoie. Elle entretient le mythe et l'esprit de résistance des Niçois.

 

 

"A Catherine Ségurane, héroïne niçoise, le Comité des traditions niçoises a élevé ce monument

par souscription publique, Monsieur Pierre Gautier étant Maire de Nice.

Siège de Nice, 15 août 1543 inauguration du monument 25 novembre 1923 "

Monument en face de l'église Saint-Martin-Saint-Augustin sur le bastion (Saincaire)

 

Voici son intervention vue par l’écrivain niçois disparu aujourd’hui, Louis Nucéra.

Alors surgit une lavandière : Catherine Ségurane. Elle était grande, forte, portait une longue chevelure d'un noir corbeau. Ses yeux étaient immenses. Certains la trouvaient belle. D'autres, laide car ils considéraient ses traits trop virils, sa robustesse trop marquée. Ils la surnommaient " la Maufacia ", (la mal faite). Par sa présence et ses cris de furie elle rallia les fuyards, les galvanisa par sa bravoure. Armée d'un battoir, elle s'élança vers le parapet le plus proche. Là, elle attaqua un enseigne turc, s'empara de son étendard. De voir le drapeau orné du croissant de l'Islam aux mains de l'ennemi freina l'offensive ottomane. Le combat s'équilibrait. Au plus fort de la bataille, elle se jucha sur un merlon de créneau, baissa son pantalon et montra aux assaillants la partie la plus charnue de son anatomie. Était-ce l’absolu de l'époque ? Janissaires turcs, volontaires de Provence, Toscans, Français redoutèrent-ils d'en voir davantage ? Ils prirent peur et s'enfuirent. Leur échec incita Barberousse, ..., à lever l'ancre. Les morts étaient innombrables, tout était dévasté, mais la ville était sauvée ".

Menica Rondelli

Menica RONDELLY

Né à Nice en 1854 mort 1935

 

Combat sous les ordres de Garibaldi pendant la guerre de 1870. En 1908 travaille à la bibliothèque Municipale et devient administrateur bibliothécaire du musée d’histoire naturelle. Dés 1895, il écrit des chansons en niçois sur des airs de valse. Ses airs deviennent populaires et obtient 15 fois le 1er prix du Comité des fêtes pour ses chansons de carnaval. Il est l’auteur de Nissa la Bella (1903) l’hymne niçois.

En juin 1900 il créait la "Ratapignata" hebdomadaire qui se dit en couverture "Journal local, Humoristique, Satirique, Littéraire et Amusant. Organe du véritable dialecte Niçois». Adhérant à l’Union Garibaldienne, il effectue un pèlerinage sur son tombeau en 1902. Il participe au retour des "mai" de quartier, du festin dei cougourdoun, édification du monument pour Catherine Ségurane avec pour but de maintenir l’identité niçoise.